La révolution verte : nouvelle solution économique ?
De la révolution industrielle à Internet, le capitalisme surfe désormais sur l'écologie. L'enjeu est considérable. Il ne s'agit pas uniquement de sauver la planète mais aussi de sauver un modèle économique qui a besoin d'innover pour exister et créer des richesses.
Les fondamentaux de l'économie américaine sont basés sur la consommation à tout prix. Les banques n'ont pas su financer l'innovation créatrice de richesse. Elles se sont bornées à une surenchère dans l'offre de produits boursiers complexes, à l'origine d'une bulle immobilière et financière. Aujourd'hui, après avoir bénéficié d'aides gouvernementales, ces dérives perdurent. Les bonus attribués en 2009 aux traders sont même supérieurs à ceux de 2007, précédents la crise.
Le législateur va tenter de réglementer ce secteur. Mais, dans un monde financier aux structures mondialisées, il sera facile de contourner tout plafonnement, si seule l'Europe tente de moraliser les primes accordées aux traders.
Puisque les banques sont un relais indispensable à tout développement économique, il serait préjudiciable pour l'économie de les décourager à innover. Elles doivent pouvoir financer un secteur qui va avoir besoin de liquidités pour enclencher une « révolution verte ». |